Discours sur la première décade de Tite-live

  • Année de publication : 2014
  • Genres :
    Fiction
  • Nombre de page : 398 pages
  • Prix éditeur : 0,99
  • ISBN : b00jvvkaeu
  • Source : Amazon

Résumé

Ce livre est parfaitement mis en page pour une lecture sur kindle
Je vous envoie un présent qui, s’il ne répond point à toutes les obligations que j’ai contractées envers vous, est tel sans doute que Nicolas Machiavel ne pouvait vous adresser rien de plus précieux ; car j’y ai exprimé tout ce que je sais, et tout ce qu’ont pu m’apprendre une longue pratique et une étude continuelle des affaires du monde. Mais ni vous, ni les autres, ne pouvez attendre de moi plus que je ne vous offre ; et vous n’êtes point en droit de vous plaindre si je ne vous ai pas donné davantage. Vous pourrez être rebutés de la stérilité de mon esprit quand mes récits seront arides, et de la fausseté de mes jugements lorsque, discutant un si grand nombre de sujets, je tomberai dans quelque erreur ; mais, dans ce cas même, je ne sais qui de nous aurait des reproches à faire à l’autre, ou moi, de ce que vous m’avez forcé à traiter une matière que je n’eusse jamais choisie de mon propre mouvement ; ou vous, de ce que mes écrits pourraient ne pas entièrement vous satisfaire. Acceptez donc cet ouvrage, comme on doit prendre tout ce qui vient d’un ami, où l’on considère toujours plus l’intention de celui qui donne que la valeur du présent.
Quatrième de couverture
Conçus sous la forme d'un commentaire des dix premiers livres de l'Histoire de Tite-Live, les Discours représentent l'achèvement de la pensée machiavélienne, à mi-chemin entre Le Prince (1513), l'Art de la guerre (1519-1521) et les Histoires florentines (1520-1525). Ils marquent la naissance, au moment du déclin de la Respublica Christiana et du Sacrum Romanum Imperium, d'une nouvelle théorie et pratique de la «politique», à l'écart des idées antiques sur le meilleur gouvernement, des conceptions éthico-juridiques médiévales, et des modèles humanistes des «miroires des princes».Il est essentiellement question dans les Discours de la sécurité et de la puissance des États, sur fond de cet état de guerre qui va désormais constituer la trame de leurs rapports. Apparaît ainsi ce qui jusque-là n'avait pas encore été pensé, la «politique étrangère», domaine pour la première fois «problématisé» par Machiavel.La politique nouvelle se déploie sur le plan d'une historicité radicale où la vertu, c'est-à-dire la liberté des choix et des décisions, se subordonne à la fortune, à savoir aux nécessités de l'histoire. Face à cette historicité, se sont défaites aussi bien la métaphysique chrétienne du salut que la métaphysique platonicienne des formes idéales et intemporelles.

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