Premier roman

Olivia Zeitline : «L'intuition et la danse enchantent la vie»

Olivia Zeitline vient de signer un premier roman d'initiation, qui nous entraîne dans un pas de deux magique : « Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête » (Solar). Une histoire particulière, aux résonances pourtant universelles, sur la force de l'intuition et la magie des vies qui se réinventent. Nous avons rencontré son auteure, qui nous parle de son chemin vers l'écriture.

Portrait de l'auteure par Antony Voisin.
Légende photo : Portrait de l'auteure par Antony Voisin

Viabooks : Pouvez-vous nous présenter votre roman « Et j’ai dansé pieds nus dans la tête » ?

- Olivia Zeitline : C'est l’histoire d’une femme, parisienne, la trentaine, qui a quitté son job à la suite d'un burn-out un peu particulier lors duquel elle a été propulsée dans une autre réalité, un autre espace-temps. Depuis, elle veut vivre de sa passion, la danse. Malgré ce choix, sa vie est encore bloquée, que ce soit professionnellement et amoureusement. Elle n’arrive pas à payer ses factures, sa relation amoureuse est difficile. Elle va alors être conduite sur le chemin de l’intuition qu’elle apprendra à reconnaître grâce à plusieurs personnes de son entourage, à des rencontres. Et elle est loin d’imaginer ce qu’elle va découvrir.  

Pourquoi avoir choisi d’écrire un roman au sujet de l’intuition ?

-O.Z. : Plus j’ai appris à suivre mon intuition, plus ma vie s’est transformée et j’avais envie de partager cette expérience magique. Le roman permet de plonger le lecteur dans la sensation intuitive et de transmettre une mélodie vibratoire, l’état dans lequel on est quand on est en connexion avec son intuition. Grâce à l’histoire du livre, je donne un exemple concret qui, je l’espère,  pourra inspirer les lecteurs.  

Ce livre a plusieurs utilisations avec les phrases que vous y avez glissées à chaque début de chapitre ? 

-O.Z. : On pourrait dire qu’il y a deux lectures parallèles à partir d’une même histoire. Une lecture concrète avec le roman et une lecture abstraite avec les phrases plus poétiques et mystérieuses.

Est-ce un livre autobiographique ?

-O.Z. : Non, mon héroïne ne me ressemble pas vraiment et ça a été étonnant de la découvrir. Je me suis inspirée de toutes les histoires des personnes qui m’entourent et j’ai créé un personnage original avec sa propre destinée. J’avais parfois l’impression qu’elle existait vraiment et qu’elle me racontait la suite du livre.

Quel est votre parcours ?

-O.Z. : J’ai d’abord suivi sept années d’études de droit, mais je me suis rendue compte que cela ne me convenait pas quand j’ai commencé à travailler. J’ai alors arrêté et j’ai sauté dans l’inconnu en n’ayant aucune idée d’où j’allais. La seule chose que je savais, c’est que j’aimais écrire. Au bout de six mois dans le vide, par hasard, j’ai rencontré le patron d’un bar qui m’a proposé de m’occuper de la communication de son lieu en y organisant des expositions d’art graphique. Puis, j’ai monté un blog, Réécrire, et j’ai commencé à écrire des phrases que des artistes illustraient. Je me suis aussi formée à la typographie et à la calligraphie. En parallèle, j’ai aidé des personnes à suivre leur intuition ce qui m’a beaucoup inspirée pour créer les personnages du roman. Et, toujours par hasard, j’ai rencontré la maison d’édition Solar avec qui nous avons tout de suite été sur la même longueur d’ondes. Tout s’est passé de façon presque magique.

L’autre thème de votre livre est la danse. Pourquoi avoir choisi cette discipline ?

-O.Z. : La danse s’est imposée à moi sans que je sache pourquoi. Il aurait été plus facile de parler de l’histoire d’une illustratrice car je connaissais bien la discipline, mais je sentais que mon héroïne devait être danseuse. Je me suis laissée guider par ma propre héroïne et j’ai compris au fur et à mesure le sens de ce choix. L’intuition conduit à vivre dans une sorte de chorégraphie géante avec la vie et c’est ce parallèle que j’explore tout au long du roman.

Comment avez-vous travaillé les scènes de danse ?

-O.Z. : Je me suis d’abord énormément documentée sur cette discipline. J’ai réalisé des interviews de professionnels du milieu : un danseur étoile de l’opéra de Paris, le directeur d’une compagnie prestigieuse, des danseurs contemporains, de hip-hop, un danseur soufi et des chamans. J’ai regardé de nombreuses chorégraphies et puis, j’ai imaginé les scènes en me mettant dans la peau d’une danseuse, comme si j’étais elle.   

Le titre du roman vous est apparu en rêve ?

-O.Z. : Je cherchais le titre depuis quelques temps, j’avais des bonnes idées parfois mais cela n’était jamais vraiment ça. Un soir, je m’endors un peu dépitée. La nuit, je rêve du titre et je me souviens de la difficulté de me rappeler des mots exacts. Je me suis levée et j’ai noté. Le titre était surprenant, mais au fur et à mesure il est devenu évident.  

Où va-t-on quand on suit son intuition ?

-O.Z. : Cela dépend de chacun. La seule chose que je peux dire c’est que, souvent, elle ne nous guide pas là où l’on s’attend.

>Olivia Zeitline, Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête, Solar

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