Emile Zola

    Année de naissance : 1840 Année de décès : 1902 Nationalité : français 3035

A propos de l'auteur

Fils d’un Italien naturalisé et d’une mère française, Emile Zola naît à Paris en 1840. Il fait ses études à Aix-en-Provence, puis les poursuit à Paris où l’échec de son baccalauréat le pousse dans la vie active, à la librairie Hachette. Très vite il se fait remarquer, et prend la tête du service de la publicité. Mes Haines en 1866 marque son implication en tant que journaliste pour la peinture réaliste de Manet, qui à l’époque fait scandale. Il embrasse alors les idées de Taine et de Claude Bernard, le menant vers le Réalisme, et rapidement vers le « Naturalisme », flagrant dans ses premiers romans tels Thérèse Raquin en 1867 et Madeleine Férat en 1868.

 

 

Les influences


 Il croit à la subordination de la psychologie à la physiologie, définissant l’Homme comme « sujet physiologique de notre science actuelle, un être qui est composé d’organes et qui trempe dans un milieu dont il est pénétré à chaque heure… Tous les sens vont agir sur l’âme. ».

Décidé à dépeindre le quotidien de la classe ouvrière, il devient l’auteur de l’ « histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second Empire », plus connu sous le nom des Rougon-Macquart, série de romans qui suit cinq générations successives. Il accorde une importance capitale à l’influence du milieu qui détermine la personne humaine. C’est pour cela qu’il lui est nécessaire d’écrire en respectant une méthodologie scientifique,

empruntée au Traité de l’hérédité naturelle du Dr Lucas. « Les Rougon-Macquart doivent se composer d’une vingtaine de romains. Depuis 1869, le plan général est arrêté, et je le suis avec une rigueur extrême. L’Assomoir est venu à son heure, je l’ai écrit, comme j’écrirai les autres, sans me déranger une seconde de ma ligne droite. C’est ce qui fait ma force. J’ai un but auquel je vais. » écrit-il dans la préface de son septième roman L’Assomoir qui lui fait connaître le succès en 1877.

 

Le succès


Sa détermination et sa volonté indéniable à mener à bien son grand projet littéraire, font de Zola un auteur célèbre et un chef de file. En effet, les écrivains de l’école naturaliste se joignent à lui, et ensemble ils écrivent Les Soirées de Médan en 1880. Toujours la même année, sa nouvelle doctrine littéraire est exposée dans le Roman expérimental, dans lequel il explique que  « Le romancier est fait d’un observateur et d’un expérimentateur. L’observateur chez lui donne les faits tels qu’il les a observés, pose le point de départ, établit le terrain solide sur lequel vont marcher les personnages et se développer les phénomènes. Puis, l’expérimentateur paraît et institue l’expérience, je veux dire fait mouvoir les personnages dans une histoire particulière, pour y montrer que la succession des faits y sera telle que l’exige le déterminisme des phénomènes mis à l’étude. ». Dès lors, chacun de ses livres, publié tous les ans, connaît un franc succès, en particulier Germinal en 1885.
Cependant en 1888, Le Manifeste des Cinq met à mal le courant Naturaliste, et critique l’écriture du chef de file. Imperturbable, Zola finit son ouvrage en 1893. Il continue d’écrire et les années suivantes il publie les Trois Villes : Lourdes (1894), Rome (1896) et Paris (1897).

 

Auteur engagé


Son travail à la fois scientifique et littéraire l’ont plongé au cœur du monde ouvrier, du socialisme, accentuant plus fortement ses convictions sociales et politiques.

Ainsi, lors de l’Affaire Dreyfus, il se pose en défenseur des droits de l’Homme et son célèbre article J’accuse en 1898 lui vaut l’exil en Angleterre pour éviter la prison.

A son retour en 1899, il se met à écrire les Quatres Evangiles : Fécondité (1899), Travail (1901), Vérité (posthume, 1903) et Justice, inachevé, lorsque Zola meurt en 1902 d’une asphyxie accidentelle.

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