Les revues littéraires, la nouvelle tendance éditoriale ? LA NRF et autres revues de référence semblaient reléguées à un public restreint et un format presque dépassé à l'heure de l’IA. Que nenni. Le nouveau luxe résiderait-il aujourd'hui dans les revues littéraires nouvelle génération, modernes, graphiques, mêlant différentes écritures ? Nous le croyons. Témoin la petite dernière « Volutes » lancée par Loïc Le Gac et Laurence Frelat, qui propose nouvelles, poésie, rencontres, escales visuelles et formats hybrides.... Un petit bijou semestriel qui se délecte page après page et qui sort son numéro 3 en cette rentrée avec un focus sur Nathalie Azoulai, Etienne Klein, Alfred...
Les trois premières couvertures de « Volutes »
Les revues littéraires, la nouvelle tendance éditoriale ? LA NRF et autres revues littéraires de référence semblaient reléguées à un public restreint et un format presque dépassé à l'heure de l’IA. Que nenni. Le nouveau luxe résiderait-il aujourd'hui dans les revues littéraires nouvelle génération, modernes, graphiques, mêlant différentes écritures ? Nous le croyons. Témoin la petite dernière : « Volutes ».
Il fallait de la passion et un peu de courage pour que Loïc Le Gac et Laurence Frelat décident de lancer une revue littéraire strictement en papier semestrielle avec une forte ambition créative, menée loin des boulevards germanopratins, depuis Nantes et Bordeaux. Pari réussi mené par ceux qui dirigent aussi la maison d’édition « L’imprudence ». Comme le déclarent les fondateurs : « 'Volutes' est une revue exclusivement papier et nous le revendiquons. Elle est pensée pour être prise en main, embarquée, feuilletée, échangée. »
« Volutes » est un bel objet, mais il ne veut surtout pas créer une distance avec son lecteur. Le papier est agréable en main, les rubriques sont pensées dans un esprit complice : un entretien avec une grande plume « Dans un coin de l’atelier » où un écrivain livre ses techniques d’écriture, un autre rendez-vous avec « L’interview au long court », quatre nouvelles inédites, et aussi des prétextes à des formats courts : « Écris vin ! » (une bouteille, deux écrivains), « On connaît la chanson » , autour des textes de chanteurs à forte portée poétique, « Littératures artificielles » (IA ou pas IA ?), « Phonèmes » (photos illustrées par des poèmes)... Des contributeurs de choix comme Jeanne Cherhal, Jacques de Loustal, Nathalie Azoulai, Sarah Chiche, Sophie Divry, Valentin Gallet ou encore Etienne Klein ou Sylvain Prudhomme, Albin de la Simone ont déjà répondu présents.
Les revues littéraires sont vraiment la tendance à défendre. Au delà du temps, des formats, du plaisir de la lecture entre ses mains, il y a une liberté de ton et de mise en page qui fait du bien. Rien n'est prédéfini. Tout est surprise. Alors soutenons « Volutes » et toutes les autres revues qui s'inscrivent dans une famille d'édition entre le livre et le journalisme. Parions sur leur pérennité, pour notre plus grand bonheur de lecteur...
> Plus d'informations sur le site de la revue Volutes et sur le site des éeditions L’imprudence
Quelques revues récentes sont également à signaler. Chacune d'entre elles possède une personnalité singulière, tant éditoriale que visuelle. Toutes sont de grande qualité.

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