Andrea H. Japp
Questionnaire de Proust
Andrea H. Japp
par Philippine Cruse, le 21 mars 2010

Une métaphore pour me définir
Plutôt une phrase de Saint Augustin : « Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui perd sa passion ».
Ma plus grande audace
L’écriture. La plus drôle, je crois : arriver au restaurant en pyjama parce qu’on m’avait contrainte d’accepter une invitation à laquelle je ne voulais pas me rendre. J’étais jeune et placidement rebelle.
Le don que j’aurais aimé posséder
Une voix sublime, à la Maria Callas. Je chante très faux.
La qualité que je préfère chez les autres
Le courage.
Le ou les mot(s) qui m’enchante(nt)
« En vie », « heureux », « paisible ».
Le ou les mot(s) qui m’irrite(nt)
« Je n’ai pas d’états d’âme ».
Le livre que j’aurais aimé écrire
Des dizaines, dont « Anna Soror » de Marguerite Yourcenar, « Croc Blanc » de Jack London, « Servitude humaine » de Somerset Maugham, etc.
Les convives de mon dîner idéal
Quelques amis, dont Elizabeth, ma meilleure amie décédée, qui me manque toujours terriblement. Il ne s’agit absolument pas d’un vœu morbide, bien au contraire.
Celui (ou celle) à qui j’aimerais dire merci, et pourquoi ?
Andrée. Pour ces quelques années de magnifique enfance qui m’ont portée toute ma vie et permis de faire face au reste.
Une autre vie que la mienne… ce serait…
Une incohérence : soprano diva chavirant les foules, à ceci près que les foules m’inquiètent. Je serais donc très malheureuse.
L’épitaphe que j’aimerais lire à mon sujet
« Tu nous manques».



















