Chez nos amis anglophones, la rentrée littéraire s’affiche
très politique avec la sortie simultanée hier en GB et aux USA de l’autobiographie
de Tony Blair, sous le titre A Journey ( Le voyage), chez Random
House et en France sous le titre Mémoires
chez Albin Michel.
Un Voyage qui raconte ce que tout le monde savait déjà – ses difficiles relations avec Gordon Brown, ses liens forts avec sa femme Chery, ses ambivalences gauche-droite, son pacte invisible avec George Bush… - mais ne révèle rien.
« Never explain, never complain », ( ne jamais expliquer, ne
jamais se plaindre) telle est la célèbre devise britannique ; une devise
adaptée par Tony Blair en un «Never talk,
never explain » ( ne jamais parler, ne jamais expliquer). Près de 500
pages pour ne rien dire … quel exercice de style ! Mieux encore, du grand
art ! Mais la morale est sauve : les bénéfices du livre seront versés
à une association qui vient en aide aux Anciens combattants. Les lecteurs devront tenter de lire entre les lignes, ou bien prendront une leçon de communication politique au travers de ce livre, qui fonctionne surtout comme une auto-agiographie, sur le ton de " Je ne regrette rien".
















