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Mes avis (4)

Le 17 juin, 2018 - 18:52
Premier roman d’une jeune danoise « La femme secrète » vous harponne dès les premières pages et vous ne le lâchez plus ! Louise mène une existence paisible sur l’île de Bornholm. Elle est l’heureuse propriétaire du café de son petit village et partage depuis 3 ans la vie d’un écrivain, Joachim. Louise aime sa routine, son quotidien et se réveiller avec le chant des oiseaux. Un matin, alors que le café n’est pas encore ouvert, Louise remarque qu’un inconnu, plutôt fébrile, attend devant la porte. Elle ressent un profond malaise en le voyant, ce qu’elle ne peut raisonnablement s’expliquer. Mais quand cet homme pénètre dans son établissement en criant qu’elle est sa femme Hélène, disparue depuis 3 ans, Louise a l’impression qu’un gouffre s’ouvre sous ses pieds. S’il s’avère que la jeune femme est bien la disparue, alors qui est Louise Andersen dont elle est en possession des papiers d’identité. Est-elle toujours en vie ? La remontée de souvenirs profondément enfouis suite à un traumatisme va la mener sur les traces d’un terrible secret de famille tandis que Joachim, qui ne peut se résoudre à la perdre, va partir sur les traces de ladite Louise. Ce thriller est absolument génial car rempli de rebondissements et nous emmène sur des voies tout à fait originales. J’ai adoré !
Le 13 juin, 2018 - 16:53
La famille Goodenough s’installe en 1838 dans l’Etat de l’Ohio. Les seules terres que cette famille a pu acquérir se trouvent sur la zone marécageuse du Black Swamp. Et qui dit marécage dit fièvre et moustiques. Les conditions de vie sont plus que difficiles. Chaque hiver, ou presque, un enfant décède. Le père, James, s’est fixé pour but de planter et de développer un verger de pommiers. Il est à la recherche de la saveur parfaite, celle dont lui parlait son propre père en évoquant les pommiers anglais qu’il avait apportés avec lui dans le Nouveau Monde. Sadie, la mère, est plus portée sur l’eau de vie faite à partir du cidre. Son alcoolisme lui fait d’ailleurs perdre régulièrement la raison et fait vivre un enfer à sa famille. A la suite d’un drame, Robert, le plus jeune fils, quitte la ferme, traverse les Etats-Unis, exerce 1001 métiers et finit par devenir l’assistant d’un botaniste qui prélève et expédie vers l’Angleterre des pousses de séquoias géants. A cette époque, de riches propriétaires anglais voulaient orner leurs propriétés de ces arbres. Et la boucle est bouclée : si ses ancêtres ont implanté des pommiers, lui expédie des séquoias. Comme à son habitude, Tracy Chevalier partage avec nous une magnifique histoire basée sur une reconstitution historique.
Le 13 juin, 2018 - 16:35
Si vous partez en voyage ou si vous décidez de « buller », alors vous devez vous procurer » De l’infortune d’être un Anglais (en France) » . Je vous garantis que vous allez passer un excellent moment. Dans la campagne environnante de Vaison la Romaine, de très nombreux anglais se sont installés. Le French way of life semble les avoir attirés en Provence mais la plupart restent entre eux, ne cherchant même pas à apprendre le français ni à changer leurs habitudes alimentaires. Or, le Consulat anglais de Marseille, alerté par 5 décès de compatriotes en quelques mois et dans un rayon géographique très proche, demande à la police d’enquêter. L’inspecteur Escariot est dépêché sur place, l’occasion pour lui de loger chez sa tante Zaza et de retrouver son oncle, curé d’une petite paroisse venu se reposer. Escariot va vite découvrir que l’entente cordiale n’existait pas entre les locaux et les résidents anglais : la rivalité entre le club « Les amis de l’Empereur » et le « Club Wellington » depuis le Brexit ressemble plutôt à une guerre larvée. » Leur but était de joindre l’agréable – c’est à dire, leur passion pour Napoléon – à l’utile. L’utile étant de bouter « les Anglais non intégrés » hors de leur fief provençal. Elle justifia leur décision par l’arrivée massive des Britanniques qui avaient fait flamber les prix de l’immobilier, utilisaient le système, ne faisaient pas même l’effort d’apprendre le français, et qui vivaient entre eux comme chez eux, sans parler de leur inaptitude génétique à cuisiner correctement ou à se montrer un minimum hospitaliers. » Avec des personnages hauts en couleur (té ! on les entend parler avec l’accent), un humour déchaîné (je crois bien avoir ri toutes les 10 pages), Marie Fitzgerald a construit une intrigue policière sérieuse où il faut attendre les toutes dernières pages pour découvrir l’identité du coupable. La lecture de ce roman est tout simplement jubilatoire !
Le 13 juin, 2018 - 16:30
Je tiens à remercier tout spécialement les Editions Fleuve pour m’avoir permis de découvrir quelques semaines avant sa sortie ce formidable roman qui m’a beaucoup fait rire (j’insiste sur le rire parce qu’à certains moments j’ai vraiment éclaté de rire ). « Poivre et sel » c’est l’histoire d’un couple de sexagénaire qui décide de prendre sa retraite. Elle était dentiste, lui contrôleur fiscal. Ils font partie de ces gens qui ont bossé toute leur vie, sans grand plaisir ; ont élevé leurs deux enfants et sont persuadés qu’au moment de leur retraite, ils vont enfin vivre. Tout le monde connaît des gens comme ça, et croyez-moi quand on a dépassé la cinquantaine, beaucoup de relations ou d’amis ne parle plus que de cette fameuse retraite !! Perso, ça me fait froid dans le dos. Donc Françoise et Philippe Blanchot décident de vendre leur maison de famille et de partir s’installer au Portugal, nouvel eldorado des retraités car là-bas, en plus du faible coût de la vie , on peut utiliser sa carte vitale. Ce projet est préparé en cachette de leurs enfants, petits-enfants et de la mère de Philippe, Mamiline qui doit s’installer en maison de retraite avant leur départ. Sauf que leur fille Cécile décide de mettre à la porte son bon à rien de mari et sollicite ses parents pour s’occuper de ses propres enfants. Ne pouvant partir décemment en laissant leur fille dans une situation plus que délicate, les deux jeunes retraités vont monter un plan pour recoller les morceaux. Mais rien ne va se passer comme prévu pour le plus grand plaisir du lecteur. J’ai adoré ce roman pour le moment de détente qu’il m’a procuré mais aussi pour les situations réalistes qu’il décrit : les rapports dans le couple, ceux avec les enfants devenus adultes et parents à leur tour, l’épuisement des grands-parents quand ils doivent garder leurs petits-enfants et le soulagement quand ils retournent chez eux ! Mais aussi le douloureux problème des parents devenus âgés et dont il faut s’occuper. En fait toutes les problématiques que l’on rencontre sur son chemin quand on se retrouve coincé entre deux générations, ce qui vu mon âge me parle pleinement ! D’ailleurs, j’ai reçu hier une invitation à un pot de départ en retraite d’une amie le 19 Juin prochain …. le livre sortant le 14 Juin en librairie, je vais lui en offrir un ! Je suis certaine que ce roman ferait une très bonne comédie mais en attendant je vous conseille de l’emporter en vacances.

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