Discours de la Servitude Volontaire + Mémoire inédit touchant l'Edit de Janvier 1562 + Lettre de Montaigne ... (annotés): Le Contr'un

  • Année de publication : 2015
  • Chez :
  • Genres :
    Fiction
  • Nombre de page : 111 pages
  • Prix éditeur :
  • ISBN : B0189VGH9E
  • Source : Amazon

Résumé

Discours de la servitude volontaire : une leçon pour déjouer les mécanismes de la tyrannie et un manifeste en l’honneur de la liberté


Cette édition électronique présente :

  • Le Discours de la Servitude Volontaire

  • Le Mémoire inédit touchant l'Edit de janvier 1562

  • La Lettre de Montaigne au sujet de la maladie et de la mort de M. de La Boétie

  • L’Introduction et notes - références de Paul Bonnefon


Comment la servitude peut-elle être volontaire ? Comment la liberté peut-elle se nier elle-même ? Autant réclamer librement de porter des chaines aux pieds... Pourtant, telle est l’étrange et imparable leçon que nous donne Etienne de la Boétie, dans son célèbre "Discours de la servitude volontaire", écrit en pleine période de guerre de religion.
Texte bref, parfaitement construit, scintillant, paradoxal, le Discours de la servitude volontaire est un mode d’emploi pour ne pas être dupe du pouvoir, car ce n’est pas en luttant contre la tyrannie qu’on parvient à l’abattre, mais en comprenant ses mécanismes qu’on parvient à ne pas la subir, ni la désirer. Voici la parole de celui qui n’a que 16 ans quand il rédige ce texte plein de sagesse.
Ecrit en 1549, publié en 1576, le "Discours" est le contrepied de l’œuvre de Machiavel, Le Prince, qui prodigue au Prince des conseils politiques pour gouverner avec efficacité, gouvernance qui peut … prendre la forme de la tyrannie.
La Boétie, bien au contraire, remet en cause la légitimité des puissants dont la domination sur le peuple ne repose, selon lui, sur rien de justifié. Le jeune auteur porte un regard neuf sur la relation dominant/dominé et soutient une thèse originale : la puissance du tyran repose exclusivement sur le consentement populaire. Si le peuple refuse cette puissance, le pouvoir du tyran s’écroule.

L’œuvre fut rebaptisée Le Contr’un en 1574 par les protestants persécutés, qui en firent un outil de contestation politique contre le roi de France catholique. Considérée ensuite comme un pamphlet contre la monarchie elle sera réimprimée sous la Révolution, puis contre Napoléon III.

La Boétie avec le Discours de la Servitude volontaire est l’un des premiers auteurs à dire que les sujets ne sont pas contraints, dans leur loyalisme, à une obéissance passive et aveugle : ils ont le droit et le devoir de juger le prince et de lui refuser leur soutien s’il a manqué à sa charge.
Mais le Discours n’est pas un appel à la révolte ou à la révolution. C’est un appel à la raison.
La pensée politique de La Boétie reprise dans une certaine mesure par Rousseau, est que rien n’est plus faible qu’un tyran.
Le peuple seul fait lui-même sa servitude ou sa liberté parce qu’il fait ou défait le tyran. Faire le tyran, c’est le laisser être tel en étant son soutien ou son complice. Défaire le tyran, ce n’est pas le tuer, c’est tout simplement refuser de le servir. "Soyez résolus de ne le servir plus et vous voilà libres."
Resté confidentiel pendant de nombreuses années, l’ouvrage a traversé les siècles. Il fut plagié sous la révolution française par Marat, dans Les chaînes de l’esclavage.
C’est au XIXe siècle que le texte est reconnu comme une œuvre majeure, une des premières à avoir théorisé ce que l’abolitionniste américain Henry David Thoreau appellera la désobéissance civile.
En France, Lamennais, ancien prêtre devenu député socialisant remit l’œuvre au goût du jour dès 1835.
Elle deviendra ensuite une référence littéraire pour tous ceux qui luttent contre un pouvoir politique injuste et illustrant à merveille ce principe de la désobéissance civile, notamment chez Léon Tolstoï qui la traduira en russe au début du XXe siècle, ou encore chez Gandhi et Martin Luther King.
La pensée de la Boétie est unique et inclassable… Une excellente raison de la lire ou de la relire avec délectation.

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A propos de l'auteur
Etienne de La Boétie
Étienne de La Boétie, né à Sarlat le 1er novembre 1530 et mort à Germignan, dans la commune du Taillan-Médoc, près de Bordeaux le...
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