Tous les extraits

Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

 « diable » qui changera rien j’y croyais pas non plus – Décidément c’est le tréfonds de l’HOMME (ce trésor inconnü) qu’il faut explorer, oui, c’est de cet OCÉAN intérieur qu’il faudra ültimement tirer TOUT !…
Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

l’hyver blanchir tout (même si merdika üniversalis aura le dernier mot) – Rabougris les arau carias ne nous sauveront pas de ce sol déjà contaminé par le DÉSESPOIR COMMUN – Ah c’est univoquement ASSEZ (on aura des SUICIDÉS par milli ons) dizain[es de millions !… Froideur & düreté, tout sentiment disparaîtra oh lâcheté dü cœur hümain ça n’a pas de finissement & nos désœuvrés n’aboutiront jamais à ce que l’hümanité s’insta lle vraiment bien ici & là ?… Sommes-nous pas nous tous monstrü eux vachement canardeurs...
Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

L’Odyssée avait des lampions qui bleuïssaient le carnet où tout ceci s’écrivit & la lüeur pülsativait tout le restant j’écris !… Oh quelle sera l’Écrevisse si lentement s’avv ancera & le flüo vari[a ble fée son ciné… Ici c’est l’un des plus vieux cinémas qu’il y a dans le monde c’est ici que vient souventes fois Sido Gall qui joliment chanta les années 1980 oh belles années qui préparèrent nos moissons !…
Une vie

Une vie

Tout ce qu’on peut dire, écrire, filmer sur l’Holocauste n’exorcise rien. La Shoah est omniprésente. Rien ne s’efface; les convois, le travail, l’enfermement, les baraques, la maladie, le froid, le manque de sommeil, la faim, les humiliations, l’avilissement, les coups, les cris.. non, rien ne peut ni ne doit être oublié. Mais au-delà de ces horreurs, seuls importent les morts. La chambre à gaz pour les enfants, les femmes, les vieillards, pour ceux qui attrapent la gale, qui clopinent, qui ont mauvaise mine ; et pour les autres, la mort lente. Deux mille cinq cents...
Ronce-rose

Ronce-rose

« Et donc, je vais raconter un peu comment ça se passe. D’abord, je me réveille. Avant, bien sûr, je m’étais couchée mais je préfère raconter ça à la fin, sinon à force de remonter en arrière dans le temps je tomberai en pleine paléontologie. On les rencontre parfois, ces hommes préhistoriques, ils sont accroupis entre des ficelles tendues, ils creusent dans la boue. Nos mœurs ont bien changé. Je me réveille et Mâchefer me demande de quoi j’ai rêvé. Il veut savoir si j’ai rêvé de lui, en fait, mais comme je ne m’en souviens jamais j’invente. Les rêves...
Les Furies

Les Furies

« Ils s’appelaient Lotto et Mathilde. L’espace d’une minute, ils contemplèrent une mare remplie de créatures pleines d’épines qui, en se cachant, soulevaient des tourbillons de sable. Il prit son visage entre ses mains et embrassa ses lèvres pâles. Il aurait pu mourir de bonheur en cet instant. Il eut une vision, il vit la mer enfler pour les ravir, emporter leur chair et rouler leurs os sur ses molaires de corail dans les profondeurs. Si elle était à ses côtés, pensa-t-il, il flotterait en chantant. Certes, il était jeune, vingt-deux ans, et ils s’étaient mariés...

Leurs larmes chantent, parfois -Alléluia!

"     Pour tous ici, Félicie était une grande bringue à l’intelligence peu développée, plus jument ardennaise que pouliche arabe   –si vous voyez ce que je veux dire ?     Et qui parlait fort, qui bougeait large.     Traînant parfois jusqu’aux petites heures au “Vieux de la vieille” ;  à taper le carton en ‘en’ racontant une bien bonne. Les gars encore debout étaient pliés  à la voir exécuter quelques pas d’une danse inconnue, se claquant les cuisses et riant gras. Que le ciel me pardonne mais...

Leurs larmes chantent, parfois -Dingue, bringue!

"     Une chance de cocue !     Cocue pendue…     Merde alors ?     En attendant, tout est renversé mélangé.     Il devait être minuit, minuit trente    –enfin, je crois.     J’étais loin de la ville    –ça, c’est sûr.     Et plus ou moins déconnectée.     La  route  traçait entre des à-côtés sucrés glacés : quelques mottes  explosant leurs pépites dans la lumière des phares   –danger du...

Leurs larmes chantent, parfois -Tangente, le fantôme de la tasse

"                                                                                         Dimanche, 17 heures        Demain c’est...

Leurs larmes chantent, parfois -Climat

"                                                                                                          01 Août…      Tout commença avec l’automne ; un automne meurtrier, au printemps.      De hoquets en vomis, d’un fleuve à l’envers où eau et grêle se mêlaient. Car avril crachait des jours plombés, brouillard à couper au couteau et petits matins givrés perdus dans un flou obscur où s’engouffraient un à un tous les sanglots du ciel. A ne plus rien y comprendre, tout s’embrouillait, sorti d’un jeu de hasard météorologique.  Au vrai, de va-et-vient pressés en surplace, le monde basculait dans l’indifférence ou l’inconscience générale : la nature en paraissait étonnée.      Ruissellements dégueu, boues, déviations…      Et les gens courbaient le dos, et je me sentais mal, et la ville se repliait sous la pression des trombes d’eau portées par des vents violents : feuilles déchiquetées, jeunes pousses noyées ou déracinées   –cela dura jusqu’aux derniers jours de mai,  pris par un gel d’outre-terre ou d’outre-tombe.      En juin, avec le retour d’un soleil glacial, le paysage se teinta rapidement des cuivres automnaux. Oui, sans doute faut-il le préciser, la période allant du carnaval aux vacances de Pâques, fin mars cette année, avait été très chaude, singulièrement chaude, et  les arbres s’étaient rapidement couverts de feuilles puis  de fleurs   –tous les fruitiers.  C’était coloré et parfumé, prometteur : un bouquet de mariée ou de rupture offert à l’hiver officiellement présent.      Autant dire que le revirement fut catastrophique !      D’abord les fleurs  s’en furent en pétales froissés.      Ensuite les feuilles arrachées se laissèrent emporter par les vents (...) ", page 47.

A livre ouvert, In "Leurs larmes chantent, parfois".

"   La pluie  frappe contre les vitres, une pluie d’hiver.     Trainées éclatées, prismes changeants…     Elle suit les arabesques en apnée, a mal à la tête : mal sa vie, mal son cœur   –mal dormi !     Il fait sombre dehors, froid sûrement, et personne   ne l’attend : personne d’important, personne qui tremble à ses retards, à ses silences, à ses soupirs. Elle possède pourtant cette beauté rare qui attire les regards sans jamais les heurter, de longs cheveux  châtain où s’accroche...
Là où tu iras j'irai

Là où tu iras j’irai

Quentin ? Des enfants ? Il avait évoqué le sujet à quelques reprises, mais jamais Isabelle n’avait pensé qu’il était sérieux. Mal à l’aise, elle tira de nouveau sur le joint. – On n’en est pas là de toute façon. – Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ? Cinq ans ? – Mais non… Ça fait… (Isabelle calcula sur ses doigts.) Ah oui, cinq ans, réalisa-t-elle, surprise. – Crois-moi, c’est le genre de conversation qu’il vaut mieux avoir maintenant que dans trois ans. – Mais tu crois vraiment qu’il en...
Songe-Monde au Monde Frange

Songe-monde au monde frange -Je suis de mots

   "     Je suis de mots !           Papiers calqués un peu brouillons         Papier de cris ou d’arts maudits…         Je suis de mots, miroir contre les maux qui s’ancrent.         Papier de joie, trame de chiffon         Papier journal ou bris d’émeri…         Je suis de mots, plume rouge encrée à tant de chancres.         Papier jauni des vieux grimoires         Page noire au « Ci-git » des histoires         Je suis de mots !           A carnet rose des grands enfants         Chapitre blanc d’un autre temps         Je suis de mots…         Larmes-joies    – pleurs-leurres au buvard (...), page 149. 
Songe-Monde au Monde Frange

Songe-monde au monde frange -Trousse-chemise

  "         A trousse-chemise…        Quand revient l’esté,      A trousse chemise,      A bouche que veux-tu,      Au bois enfin prise,      Mon amant exquis,      Je goute sans nul doute au menu.         Quand revient l’esté,      Si loin des Églises,      Sans vice ni vertu,      A ton feu, ta guise,      Mon galant ami,      Je n’ai guère de cris retenus.      Quand revient l’esté,      Par devant derrière,      Sans fard ni bréviaire,      Dessous ou dessus,      A coups si joyeux,      Je laisse chasteté au pendu.        Quand revient l’esté,      Corps à toi grisé,      A tétons tétés,      A culs culbutés,      A coups valeureux,      Je croque tous les fruits défendus (...), page 70.
Songe-Monde au Monde Frange

Songe-monde au monde frange -Au rien, quelque chose...

"             Au rien, quelque chose !        Et l’or amaurose de l’aube prend la pose      Instant suspendu des métamorphoses      Temps distendu d’un ciel flou d’ecchymoses  –      La vie s’essaie là aux anamorphoses (...)  ", page 8.
Songe-Monde au Monde Frange

Songe-monde au monde frange -Au rien, quelque chose...

"             Au rien, quelque chose !        Et l’or amaurose de l’aube prend la pose      Instant suspendu des métamorphoses      Temps distendu d’un ciel flou d’ecchymoses  –      La vie s’essaie là aux anamorphoses (...)  ", page 8.
Jardin d'été

Jardin d'été - premier chapitre

Agathe se tourna vers sa fille. Iris se réveillait toujours au moment où les petits cailloux du chemin chaotique venaient frapper la carrosserie. Elle adorait l’endroit autant que sa mère le redoutait. « Tu crois que les J sont déjà là ? » June et John, Agathe les avait presque oubliés dans la précipitation à trouver en urgence une solution de garde pour Iris en ce mois de juillet. « Je ne sais plus si Élé m’a dit qu’ils arrivaient un jour avant ou un jour après toi. – Je me réjouis, je me réjouis, mais je me réjouis tellement ! » Iris, malgré ses...
Tropical: L'histoire folle du monde forain

Carrousel

Avant d’être un tourniquet pépère et romantique, le carrousel des origines était le lieu où les chevaliers couraient la bague, en dégommant de leur lance des cibles personnifiées ou des têtes de Turc. Au XVIIIe, il perd son côté guerrier : le carrousel s’installe sur les grands champs de foire – notamment le Prater, à Vienne, en 1766. Le succès est tel qu’il devient l’attraction vedette de tous les parcs d’attractions et des stations balnéaires européennes.
Tropical : L'histoire folle du monde forain

Carrousel

Avant d’être un tourniquet pépère et romantique, le carrousel des origines était le lieu où les chevaliers couraient la bague, en dégommant de leur lance des cibles personnifiées ou des têtes de Turc. Au XVIIIe, il perd son côté guerrier : le carrousel s’installe sur les grands champs de foire – notamment le Prater, à Vienne, en 1766. Le succès est tel qu’il devient l’attraction vedette de tous les parcs d’attractions et des stations balnéaires européennes.
Notre royaume

Le Royaume

de
J’ai aussi relu, il y a peu, le texte de Lévinas qui contient cette phrase que le Père aimait nous citer : « L’homme se tient dans le monde comme venu vers lui à partir d’un domaine privé, d’un chez-soi, où il peut à tout moment se retirer. Il n’y vient pas d’un espace intersidéral où il se posséderait déjà et à partir duquel il aurait, à tout moment, à recommencer un périlleux atterrissage. Mais il ne s’y trouve pas brutalement jeté et délaissé. Simultanément dehors et dedans, il va au-dehors à partir d’une intimité. » J’en fais ici...

Pages

En ce moment

"Ne reste pas à ta place", un livre inspirant de Rockaya Diallo

Après une belle bibliographie, la militante Rokhaya Diallo frappe fort avec son nouveau livre sorti le 27 mars dernier aux éditions Marabout.

"L'archipel français",de Jérôme Fourquet reçoit le Prix du livre Politique 2019

Le samedi 30 mars 2019, Jérôme Fourquet, directeur département de l'opinion de l'Ifop et politologue a reçu le prestigieux Prix du l

Ali Zamir reçoit le Prix roman France Télévisions pour "Dérangé que je suis"

Ali Zamir s'est vu remettre ce mercredi le prix France Télévisions 2019 pour son roman Dérangé que je suis aux éditions Le Trip

La lecture des enfants

La 7e édition des Petits champions de la lecture se poursuit, et les finales départementales approchent !

Le TOP des articles

& aussi