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La Malédiction d'Ysaelle

Extrait

Quand elle revint dans la salle de l’auberge, un voyageur était attablé et son père lui demanda de s’en occuper pendant qu’il préparait le repas. C’était si rare d’avoir un client qui venait pour autre chose qu’un verre de bière. Elle lui apporta la tisane qu’il avait commandée et au moment où elle la déposait sur la table, l’étranger défit sa veste et elle remarqua le médaillon qu’il portait autour du cou. Un mage de Torgal, c’était si inattendu dans ce coin perdu. Un peu mal à l’aise, elle retourna derrière le comptoir et l’observa attentivement. Il...
ERRANCES

Extrait

Ce n’était qu’une question de temps avant que l’on vienne à son secours et en attendant, il devait tenir le coup. Il n’avait jamais soupçonné à quel point la nuit pouvait être bruyante et, malgré son épuisement, il eut du mal à s’endormir. Il était habitué au va-et-vient des voitures, à la musique des voisins, mais cette vie qui foisonnait autour de lui, fit remonter à sa mémoire des frayeurs enfantines totalement absurdes. La plupart des animaux étaient nocturnes et ils étaient nombreux à vivre dans cette forêt. Il crut entendre un hurlement dans le lointain, mais...
LES GUETTEURS DE BERN

Extrait

L’isolement dans lequel Rylann vivait devenait de plus en plus insupportable et, souvent, il se parlait à lui-même pour ne pas perdre la raison. Alors, quand un garde vint le chercher, il eut l’espoir que sa vie allait changer. Sans lui fournir d’explication, il le conduisit dans une chambre beaucoup plus grande et richement décorée que la sienne et il le laissa seul, verrouillant la porte derrière lui. En regardant par la fenêtre, Rylann découvrit le palais où, depuis vingt ans, il habitait et tout lui parut gigantesque par rapport à la petite pièce dans laquelle il avait...
L'HÉRITIER DU DESTIN TOME III

Extrait

Aveuglé par la colère et la haine, je ne vis pas ce qui se passait autour de moi. Soudain, des bras m’enserrèrent et une douce chaleur que je n’avais pas ressentie depuis vingt ans me pénétra. Reprenant conscience de la réalité, je me retrouvai au milieu d’un paysage dévasté, des arbres déracinés gisaient sur le sol, alors que d’autres, foudroyés, finissaient de se consumer. Mon regard se reporta sur celle qui m’avait été arrachée et le désespoir s’empara de moi, tandis que des torrents de larmes se déversaient sur la terre et que l’obscurité m’engloutissait.
L'HÉRITIER DU DESTIN  TOME II

Extrait

Poussé par la curiosité, je me glissai en lui et je restai un moment sidéré. J’étais en lui et j’étais toujours en moi, comme cette nuit où nos perceptions s’étaient dédoublées, mais maintenant cela devenait si naturel. Quelle sensation agréable d’être deux et pourtant de ne faire qu’un ! Sept mois plus tôt, nous avions modifié la structure de nos êtres, d’une façon que je ne saurais expliquer. Comme l’avaient dit mes ancêtres, nous avions atteint un absolu, qu’ils pensaient uniquement possible dans leur monde et nous en étions ressortis différents....
L'héritier du destin Tome 1: La voie de la découverte

Extrait

Jamais je n’aurais imaginé qu’un homme puisse être si furieux et si désespéré et je compris qu’aucune parole ne pourrait l’apaiser. Pourtant il devait m’accepter, car nos destins étaient liés. Je ne pouvais pas utiliser la magie pour me protéger sans risquer de le perdre à jamais. Je devais récupérer sa confiance et vite avant qu’il me tue sous le coup de la colère. Je fis la seule chose capable de lui ôter tous ses doutes, je m’ouvris à lui, entièrement sans la moindre réserve, lui donnant accès à mon cœur et à mon esprit ; il saurait tout de moi, de...
Il est Temps

Il est Temps - extrait

LES ROSES       Quand elles renoncent aux ongles satinés au rouge des lèvres quand elles reposent leurs têtes sur les épaules du Printemps et elles crépitent comme les cierges de la chapelle   elles sont enfin chez elles.
Il est Temps

Il est Temps - extrait

CIEL       Je gratte l’allumette sur la peau de la nuit ça sent la poudre dans l’utérus du ciel piqué par des milliers d’abeilles en or.   Personne ne m’attend.   Tout m’appelle   en Bulgarie…
Il est Temps

Il est Temps - extrait

MA DERNIÈRE PATRIE       J’ai parcouru le monde à chercher un bout de terre  ma patrie qui fuit s’oublie se meurt…   J’ai parcouru le monde à chercher une rue familière une odeur de mon enfance une voix…   * *   *   La flamme de la joie danse avec son ombre  la chanson Sodad lave le crime des pensées ordinaires mord dans l’azur souffle l’aurore soupire le soir éclaire le coin d’un cœur dessine les formes éthiques de visages entiers, polis par la langue maternelle des paysages sur les...
Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

 « diable » qui changera rien j’y croyais pas non plus – Décidément c’est le tréfonds de l’HOMME (ce trésor inconnü) qu’il faut explorer, oui, c’est de cet OCÉAN intérieur qu’il faudra ültimement tirer TOUT !…
Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

l’hyver blanchir tout (même si merdika üniversalis aura le dernier mot) – Rabougris les arau carias ne nous sauveront pas de ce sol déjà contaminé par le DÉSESPOIR COMMUN – Ah c’est univoquement ASSEZ (on aura des SUICIDÉS par milli ons) dizain[es de millions !… Froideur & düreté, tout sentiment disparaîtra oh lâcheté dü cœur hümain ça n’a pas de finissement & nos désœuvrés n’aboutiront jamais à ce que l’hümanité s’insta lle vraiment bien ici & là ?… Sommes-nous pas nous tous monstrü eux vachement canardeurs...
Décembre Difficile

Décembre Difficile - extrait

L’Odyssée avait des lampions qui bleuïssaient le carnet où tout ceci s’écrivit & la lüeur pülsativait tout le restant j’écris !… Oh quelle sera l’Écrevisse si lentement s’avv ancera & le flüo vari[a ble fée son ciné… Ici c’est l’un des plus vieux cinémas qu’il y a dans le monde c’est ici que vient souventes fois Sido Gall qui joliment chanta les années 1980 oh belles années qui préparèrent nos moissons !…
Une vie

Une vie

Tout ce qu’on peut dire, écrire, filmer sur l’Holocauste n’exorcise rien. La Shoah est omniprésente. Rien ne s’efface; les convois, le travail, l’enfermement, les baraques, la maladie, le froid, le manque de sommeil, la faim, les humiliations, l’avilissement, les coups, les cris.. non, rien ne peut ni ne doit être oublié. Mais au-delà de ces horreurs, seuls importent les morts. La chambre à gaz pour les enfants, les femmes, les vieillards, pour ceux qui attrapent la gale, qui clopinent, qui ont mauvaise mine ; et pour les autres, la mort lente. Deux mille cinq cents...
Ronce-rose

Ronce-rose

« Et donc, je vais raconter un peu comment ça se passe. D’abord, je me réveille. Avant, bien sûr, je m’étais couchée mais je préfère raconter ça à la fin, sinon à force de remonter en arrière dans le temps je tomberai en pleine paléontologie. On les rencontre parfois, ces hommes préhistoriques, ils sont accroupis entre des ficelles tendues, ils creusent dans la boue. Nos mœurs ont bien changé. Je me réveille et Mâchefer me demande de quoi j’ai rêvé. Il veut savoir si j’ai rêvé de lui, en fait, mais comme je ne m’en souviens jamais j’invente. Les rêves...
Les Furies

Les Furies

« Ils s’appelaient Lotto et Mathilde. L’espace d’une minute, ils contemplèrent une mare remplie de créatures pleines d’épines qui, en se cachant, soulevaient des tourbillons de sable. Il prit son visage entre ses mains et embrassa ses lèvres pâles. Il aurait pu mourir de bonheur en cet instant. Il eut une vision, il vit la mer enfler pour les ravir, emporter leur chair et rouler leurs os sur ses molaires de corail dans les profondeurs. Si elle était à ses côtés, pensa-t-il, il flotterait en chantant. Certes, il était jeune, vingt-deux ans, et ils s’étaient mariés...

Leurs larmes chantent, parfois -Alléluia!

"     Pour tous ici, Félicie était une grande bringue à l’intelligence peu développée, plus jument ardennaise que pouliche arabe   –si vous voyez ce que je veux dire ?     Et qui parlait fort, qui bougeait large.     Traînant parfois jusqu’aux petites heures au “Vieux de la vieille” ;  à taper le carton en ‘en’ racontant une bien bonne. Les gars encore debout étaient pliés  à la voir exécuter quelques pas d’une danse inconnue, se claquant les cuisses et riant gras. Que le ciel me pardonne mais...

Leurs larmes chantent, parfois -Dingue, bringue!

"     Une chance de cocue !     Cocue pendue…     Merde alors ?     En attendant, tout est renversé mélangé.     Il devait être minuit, minuit trente    –enfin, je crois.     J’étais loin de la ville    –ça, c’est sûr.     Et plus ou moins déconnectée.     La  route  traçait entre des à-côtés sucrés glacés : quelques mottes  explosant leurs pépites dans la lumière des phares   –danger du...

Leurs larmes chantent, parfois -Tangente, le fantôme de la tasse

"                                                                                         Dimanche, 17 heures        Demain c’est...

Leurs larmes chantent, parfois -Climat

"                                                                                                          01 Août…      Tout commença avec l’automne ; un automne meurtrier, au printemps.      De hoquets en vomis, d’un fleuve à l’envers où eau et grêle se mêlaient. Car avril crachait des jours plombés, brouillard à couper au couteau et petits matins givrés perdus dans un flou obscur où s’engouffraient un à un tous les sanglots du ciel. A ne plus rien y comprendre, tout s’embrouillait, sorti d’un jeu de hasard météorologique.  Au vrai, de va-et-vient pressés en surplace, le monde basculait dans l’indifférence ou l’inconscience générale : la nature en paraissait étonnée.      Ruissellements dégueu, boues, déviations…      Et les gens courbaient le dos, et je me sentais mal, et la ville se repliait sous la pression des trombes d’eau portées par des vents violents : feuilles déchiquetées, jeunes pousses noyées ou déracinées   –cela dura jusqu’aux derniers jours de mai,  pris par un gel d’outre-terre ou d’outre-tombe.      En juin, avec le retour d’un soleil glacial, le paysage se teinta rapidement des cuivres automnaux. Oui, sans doute faut-il le préciser, la période allant du carnaval aux vacances de Pâques, fin mars cette année, avait été très chaude, singulièrement chaude, et  les arbres s’étaient rapidement couverts de feuilles puis  de fleurs   –tous les fruitiers.  C’était coloré et parfumé, prometteur : un bouquet de mariée ou de rupture offert à l’hiver officiellement présent.      Autant dire que le revirement fut catastrophique !      D’abord les fleurs  s’en furent en pétales froissés.      Ensuite les feuilles arrachées se laissèrent emporter par les vents (...) ", page 47.

A livre ouvert, In "Leurs larmes chantent, parfois".

"   La pluie  frappe contre les vitres, une pluie d’hiver.     Trainées éclatées, prismes changeants…     Elle suit les arabesques en apnée, a mal à la tête : mal sa vie, mal son cœur   –mal dormi !     Il fait sombre dehors, froid sûrement, et personne   ne l’attend : personne d’important, personne qui tremble à ses retards, à ses silences, à ses soupirs. Elle possède pourtant cette beauté rare qui attire les regards sans jamais les heurter, de longs cheveux  châtain où s’accroche...

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