Spécial Fête des pères

La relation avec le père dans la littérature

A travers le théâtre, le roman ou la poésie, beaucoup d'auteurs ont tenté de décrire la relation qu'un enfant peut avoir avec son père. Pour célébrer la fête des pères, la rédaction de Viabooks vous propose une liste d'oeuvres traitant de la relation père-fils ou père-fille. 

1.Hamlet, Shakespeare

Résumé : " II y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ! " Le soir venu, le spectre du roi défunt hante les brumes du château d'Elseneur. II crie vengeance. Honte à son frère Claudius, le lâche assassin ! Hamlet, son fils, a promis... Ce crime ne restera pas impuni. Mais au bord du gouffre, le voilà qui vacille : " Être ou ne pas être ? " Jeu de miroirs, faux-semblants... Théâtre dans le théâtre... Folie simulée ou véritable démence ? Le meurtre est pourtant bien réel. Et la mort d'Ophélie annonce d'autres désastres. Au cœur de la tragédie jaillissent alors les voix mystérieuses du pouvoir et de la guerre, de l'amour et de la mort. La poésie de Shakespeare fuse à chaque instant en vocalises sublimes, composant ici le mythe universel d'une humanité confrontée à ses propres démons..

On aime : Sous une forme ectoplasmique, le père d'Hamlet revient hanter son fils pour réclamer sa vengeance. Dans cette pièce, la figure du père représente les obligations que l'on a envers sa famille, obligations qui scelleront le destin d'Hamlet.

2.Tuer le père, Amélie Nothomb

 

Résumé : Joe Whip est un adolescent qui vit avec sa mère à Reno, il ne connaît pas son père. Il a pour seule passion, la magie. Un jour, sa mère qui souffre de n'avoir jamais pu garder un homme plus que quelques semaines, demande à Joe de quitter le foyer pour qu'elle puisse préserver sa relation naissante avec un homme qui profite de sa situation financière. Il vivote dans un motel jusqu'à sa rencontre avec Norman Terence, le plus grand des magiciens. Entre eux va s'établir une relation tout à fait particulière, qui va au delà de la relation professeur-élève et Norman finit par le considérer comme son fils. Joe vit chez Norman et sa compagne, Christina une fière danseuse, dont il tombe éperdument amoureux.

On aime : Fragilisé par le fait qu'il ne connait pas son père, Joe Whip développe avec le personnage de Norman une relation presque paternelle, en substitution. Le thème de la relation familiale est omni-présent dans les oeuvres d'Amélie Nothomb, qui maîtrise les subtilités du lien parental et les décortique avec précision.

3.Sukkwan Island, David Vann

 

Résumé :
Une île sauvage du sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor hostile que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une longue succession d'échecs personnels, c est l'occasion de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal.
Les dangers auxquels ils sont confrontés et les défail- lances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar. Alors que la situation devient vite hors de contrôle, le fils assiste peu à peu au naufrage de son père et commence à prendre les choses en main. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

On aime : David Vann exprime à la perfection l'incompréhension et le malaise qui peut régner entre un père et son fils. Le destin sombre des deux protagonistes accroche le lecteur qui ne peut rester de marbre devant ce roman. La noirceur de cette oeuvre nous incite cependant à la déconseiller aux âmes sensibles.

4.Tu seras un homme, mon fils, Rudyard Kipling

 

Le poème : Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

On aime : un classique éternel et universel

5. Le Père Goriot, Balzac

 

Résumé :
Rastignac est un jeune provincial qui cherche à s'insérer dans la société parisienne. Il lui manque les manières et l'argent. Pour parvenir, il côtoie les femmes du monde, mais reste attaché à son voisin de la pension Vauquer, le père Goriot, vieillard malheureux abandonné de ses filles. Vautrin, forçat évadé, Marsay, politicien ambitieux, et Rubempré, écrivain talentueux, sont animés du même désir de pouvoir. Ils apprennent, chacun à leur manière, les complicités et les alliances indispensables dans une société gouvernée par les intérêts. Seules figures du désintéressement : le père Goriot, vaincu par son amour paternel, et Mme de Beauséant, abandonnée du Tout-Paris. La passion bout dans cette maison comme dans une cocotte-minute, les pages se tournent toutes seules ; c'est que chaque palier de la pension Vauquer est devenu un étage de ce que Balzac vient de concevoir : La Comédie humaine.

On aime : La relation entre le père Goriot et ses filles est fusionelle. La figure du père ne vit ici que pour le bonheur de ses deux filles, en oubliant même sa propre existence.

6.Papa doit manger, Marie Ndiaye

 

Résumé :
Papa est parti depuis si longtemps que personne n'espère plus son retour. Mais voilà que Papa revient, voilà que Papa exige de rentrer, sûr de son bon droit, dans la vie qu'il a fuie dix ans auparavant. Qui aime encore Papa ? Qui peut prétendre avoir besoin de lui ? Il a les apparences de la richesse et d'une jeunesse improbable. Il resplendit d'un éclat peu commun à Courbevoie. Surtout, il sait ce qu'on lui doit, même si ce n'est pas justifié, et qu'on l'aime encore, qu'on l'aimera toujours.

On aime : un livre sur l'amour et l'absence, le mythe du père aux prises avec la réalité et le mystère du "lien".

 

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